Koïma la cité fétiche

Publié le par Yacinfo

Koïma la cité fétiche

Koïma, fierte de l’homme Songhoy ;
Entre de la tradition Songhoy ;
Panthéon de la culture Songhoy ;
Cite tutélaire au cœur de la mythologie Songhoy ;
Entre Terre et Eau ;
Sur les ailes du feu et du vent ;
Illumine encore la pensée de l’homme songhoy ;
Qu’est ce que Koïma veut dire ?
Quelle est la mystique sur koïma ?
Quelles sont les raisons du choix de koïma comme lieu  de rasemblement des sorciers du Mali ?
Quelle influence la cité fétiche  avait dans l’intronisation du roi de Gao ?
Voila autant d’interrogations sur lesquelles nous avons approche la tradition orale Songhoy dont le témoignage permettre nous l’espérons édifiera l’auditoire.
Koïma vient de l’expression Songhoy << Ir ma koy ma>>.
Lieu de prédilection des esprits << Hqrkoy>>.
Choix de koïma : spirituel et stratégique.
Influence ; lieu de culte u roi à Soyance.

Koïma : la cite fétiche
Situe sur la rive droite du fleuve Niger dans le gourma pour l’homme Soyay ou << Aribinda>> pour le Kel Tamasheq, la cité fétiche koïma a eu renommée légendaire depuis la nuit des temps grâce à cette masse impressionniste de dune de sable sacrée que l’on peut apercevoir à plusieurs kilomètres.
La couleur rose de cette dune, donne un éclat tout particulier à cette partie du fleuve Niger ?
Malgré la persistance de l’harmattan, cette dune est restée la comme si des piliers la retenaient dans le sol.
Si nos compétences techniques  ne nous permettent pas d’avancer des raisons objectives, nous nous contenterons d’une exigence basée sur la tradition populaire pour assouvir notre soif de connaître.
« Koïma hondo » est comme dans tout les milieux magiques du monde de l’inde en Asie en passant par l’Europe pour s’arrêter en afrique.
La dimension historique de la cité est rentrée dans la légende songhay.
N’a-t-on pas dit que la dune rose est le lieu de rassemblement de tout les sorciers du monde il y a derrière cette affirmation populaire un certain nombre de questions sur lesquelles nous devons pousser notre réflexion.
Qu’est que le sorcier du monde ont en commun ?
Pourquoi Koïma a été choisie comme le lieu de rassemblement de tout les sorcier ?
Quelle influence la cité fétiche avait dans l’intronisation du roi de Gao ?
A ces interrogations, la tradition oral songhay que nous avons approché, nous livre dans la discrétion ce témoignage historique qui allai se perdre dans les profondeurs du fleuve niger.
Il faut reconnaître que des facteurs ont contribué à enfouir la valeur historique de la cite dans l’oubliette.
Nous citerons entre autres la chute de l’empire songhay en 1591 et la menace l’islam intégral. Effectivement l’influence mythique que jouait la cité de koïma sur le pouvoir central
Va cesser d’exister avec la disparition de ce pouvoir.
Car la fonction mythique qu’elle jouait avait une implication et du tambour royal en or le fondement même du pouvoir, il s’agit de l’intronisation et du tambour royal en or.
Depuis 1970 le courant intégriste musulman avec son cortége de diffamations des pratiques anciennes fait que la population s’est détournée de leurs valeurs anciennes au profit de l’islam intégral.
Pourtant malgré ces facteurs, on retrouve dans le milieu songhay quelque nostalgiques dont l’information précieuse est la seule source d’information c, car les anciens manuscrits en arabe n’en parlent pas.
Et comme dit jean rouch paix a son âme « ce sont les bon informateur qui identifient les bons chercheurs, c'est-à-dire ceux qui sauront les écouter. »
Qu’est que koïma veut dire ?
Le nom de la cité fétiche dérive de l’expression songhay « koï-ma » qui veut dire «  va entendre »
La première explication qui est d’ailleurs la plus courante est celle-ci.
« a koïma hondo se trouvait le tambour royal en or. De sa part sa position quand on battait ce tambour, le sont provenait de dendi à songhay et de gourma à hawa. Le tambour a résonné, il faut répondre a l’appel du roi. D’où l’expression  « ir ma koï ma » c'est-à-dire « allons entendre » qui fini par désigner le lieu du tambour » une autre explication qui ne contredit pas la première mais en apporte d’autre éléments de valeur est soutenue par les croyance.
Voici la teneur.
« en face de la dune, il y avait une île hantée par les génies. Les génies étaient bien organisés. Ils avaient un chef qui avait un tambour en or dont le son magique appelait les autres génies partout ou ils sont. Chaque fois que le chef avait besoin des autres qui était les autres génies partout où ils sont. Chaque fois que le chef avait besoin des autres qui étaient éparpilles dans la nature, on battait ce tambour en or. Ainsi une fois que la les génies entendait le son du tambour en or, qui est en réalité une convocation, ils se pressaient pour répondre. Les premiers a entendre, s’adressaient aux autres en ces termes « Ir ma koï-ma »

 

Publié dans HISTOIRE DU MALI

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